29.07.2008

Aux petites choses dans les prises

Envie de rentrer chez soi en disant : salut les crétins !

Ca mange pas de pain. 

Parachutis-teuh

On parle dans Marianne des rébellions. Le hors-série L'Histoire nous présente une clique anti-stalinienne qu'on peut approuver à la rigueur, jusqu'au moment où d'une part on constate que rien de positif ne serait ressorti de cette période (déjà là, le contre sans le pour pose toujours question, ne serait-ce que par principe), et ensuite, quand on parle de résistance juive pendant la seconde guerre : magnifique : et les cocos ? Ils glandaient quoi les cocos ? Mais quel était donc le titre de la propagande américaine qu'avait été réalisée par Capra à l'honneur des ces magnifiques héros qui constituaient l'Armée rouge ? Après, qu'on ne se méprenne pas sur mon point de vue : Makhno, puis les années et le doux capitalisme qui s'insinue dans les états soviétiques sans s'avouer... Et puis simplement : que les armes soient fournies ou détenues en majorité par les Etats me font penser que parfois comme le dit l'Edito : ce sont certes les Non qui ont fait évoluer le monde (et parfois régresser aussi), et donc les armes dans les mains des opposants semblaient bien mises dans les mains des résistants antifascistes quel qu'ils soient... Mais au bout du compte : il me reste en tête un refrain de Maxime... Le mot "antimilitariste"...

28.07.2008

Cette peste d'Edvige

Bon ben voilà, hein. Ca s'approche, ça devient tout doucement la dictature : on fiche, on met plein de noms dans les casiers. Tous ces jobs créés par l'Etat, ça pourrait laisser rêveur, sauf que bien sûr, c'est pas en créant de la conscience ni du progrès, c'est juste en poussant toute opposition à la case Taule qu'on nous jette à la figure ces décrets "tout beaux tout chauds".
Ben, non. NON. On n'est pas encore aveugles, sourds ou amnésiques. On n'a pas envie de remonter dans nos arbres et de refaire le chemin qu'on a mis des siècles à parcourir. Non, on n'est pas d'accord.
Merde à Edvige.

Sans débat public préalable, le gouvernement, par un décret publié au Journal officiel du 1er juillet 2008, a considérablement accru les capacités de fichage de nos concitoyens. Ce fichage sera assuré, à l’avenir, par la Direction centrale de la sécurité publique (fusion des Renseignements Généraux et de la DST).

A cette fin, un nouveau fichier policier sera mis en place sous le nom d’EDVIGE (Exploitation documentaire et valorisation de l’information générale). Il recensera, de manière systématique et généralisée, toute personne « ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif ». Sans exception, toutes les personnes engagées dans la vie de la cité sont donc visées.

En outre, ce fichage vise à permettre la collecte de renseignements identitaires sur les « suspects » (personne mais également groupe) simplement considérés, par la police, comme susceptibles, à l’avenir et de manière totalement hypothétique, de porter atteinte à « l’ordre public ».

Il permettra de compiler toutes les notes de renseignements telles que : état civil, photographie mais aussi fréquentations, comportement, déplacements, appartenance ethnique, vie sexuelle, opinions politiques, philosophiques, religieuses, appartenances syndicales et associatives …

La police sera autorisée à consulter ce fichier en cas d’enquêtes administratives pour l’accès à certains emplois.

Les mineurs ne seront pas épargnés puisque fait sans précédent dans notre République et particulièrement choquant, leur fichage sera autorisé dès l’âge de 13 ans et cela sans qu’aucune infraction n’ait été commise et sur la seule base de leur dangerosité présumée.

Cette initiative gouvernementale, porteuse à l’évidence de nombreuses dérives, s’inscrit résolument dans le cadre de la mise en place d’une politique sécuritaire ouvertement revendiquée.

Le gouvernement est passé outre aux réserves émises par la Commission nationale Informatique et Libertés concernant ce fichier qui, dès sa parution, a suscité les plus vives réprobations de multiples organisations associatives, syndicales et politiques.

C’est pourquoi les organisations et les personnes signataires de cet appel :

- exigent le retrait du décret autorisant la mise en place du fichier EDVIGE qui institue un niveau de surveillance des citoyens totalement disproportionné et incompatible avec une conception digne de ce nom de l’état de droit,

- sollicitent le soutien et la signature de tous nos concitoyens et de toutes les organisations attachées aux libertés publiques, au respect de la vie privée et des droits de l’enfant,

- s’engagent à se constituer, dès le mois de septembre 2008, sous forme de Collectif afin de prendre toute initiative utile visant à obtenir des pouvoirs publics qu’ils renoncent à la mise en place du fichier EDVIGE.

 

 

Police fédérale

Ils se sont moqués de l'indic'. C'était dans leurs bureaux, la radio annonçait des catastrophes. En juin, il y en a encore. Puis les vacances s'imposent et leur silence avec elles. Ils riaient en rangers, pull noir et treillis. Ils disaient "Le type il pense vraiment qu'il est agent secret".
Monsieur Eric M., fier de lui, pense avoir bien travaillé aujourd'hui. Il a mérité son salaire en envahissant un appartement. Il pense qu'il a rempli sa mission, oeuvré pour le bien. Et ses petits frissons dans les escaliers lui ont donné envie de rabaisser ensuite une part de lui-même : un flic de quartier qui contribue à une enquête, et se fait payer par l'Etat.

On ne crache jamais aussi bien que sur soi. 

Toutes les notes