02.08.2008
Des rondes
On tourne dans les quartiers jusqu'à trouver un peu d'air à renvoyer. L'air le plus frais sur la terrasse. Se lasse, se prélasse. Le temps revenu de voir ce que les autres ont vaincu : il y a des hommes, des femmes, des gens qui vivent comme avant. Il y a des dégâts qu'on n'aurait pas imaginés. Il manque une voix, une personne dans toute cette foule, le visage du tiers qui entendra les pierres qui roulent. On marchera dans les rues jusqu'à ce que les murs soient occupés, que chaque morceau de maison soit couverte de notre humanité. Le droit d'afficher dans un règlement communal, l'utilisation de ce droit comme celui du silence. Que les rues grondent de nos injustices, qu'on se regarde comme étant tous semblables, combattant pour notre confort ou celui de ceux que l'on frôle chaque jour.
12:13 Publié dans Sans casier | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Commentaires
Bravo. Une poésie du réel, enfin. Quand les choses sont bien dites - elles parlent à au coeur et à l'intelligence en même temps.
Il n'y a pas d'autre voie pour convaincre.
Ecrit par : DanielD. | 06.09.2008
Merci beaucoup : ça fait plaisir !
Ecrit par : evey | 06.09.2008
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