23.09.2008

Off ce soir pataphysique

En revenant, je lui fais signe à travers la vitre et continue mes pas : il sort et me réclame le bisou. C'est un droit pour passer le Parvis, qu'il dit. C'est une taxe. Ah ah ah.

Bon sang, il est grand cet homme-là.
Silence.

Il me demande comment ça va. Cela faisait longtemps depuis les cernes, depuis les flics, depuis tout ça. Je dis que je vais, bien, tout est ok.
Puis, il me redemande. Parce que il veut une vraie réponse, pas juste la politesse qui le rendra tranquille à sa soirée entre amis.
Je lui dis : Ils me fatiguent, ils pinaillent, tous. Sur le terrain je vais bien, mais je ne comprends pas les engeulades pour les queues de cerise.
Le terrain est large pour le minimum commun. J'enragerais bien si j'avais l'énergie.
Il me parle de son A entouré. Il dit que ça serait parfait, mais qu'on y arrivera jamais.
Il dit qu'à son Collège, ils avaient pour consigne d'avoir une carte dans chaque parti. Dans un éclat de rire il continue d'un Comme ça ça fait pas d'histoires.
On plaisante et on part en vrille pour passer à autre chose.
Alors on a fait le bisou d'aurevoir.
Le reste était accessoire.

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