15.10.2008
La renommée
J'ai pris de l'air, j'ai pris en main. Et j'ai eu peur de l'encombrement de demain. Il fallait des gens ici, d'autres là. Lui il dort en bas et je terminerai Justine, mais ce soir, j'ai peur que chaque jour amène plus. Prendre les manettes, prendre le train. J'ai pris en main. Ils vont enregistrer, discuter de tout et de rien. Puis on parle du film. Il habite là où Andreas Baader a dormi. C'est effrayant, fascinant. La RAF. L'agence de mannequins révolutionnaires. Andreas Baader : bel homme, vilain cadavre. La seule image qui me reste en tête est celle de ce dernier carnage. Alors ils ont fait un film ? Oui. Et ils précisent que peu importe ce qui a poussé ces gens à prendre les armes : ce qui compte c'est de les avoir pris et c'est impardonnable.
Je regarde l'agent qui traverse la rue. Je vois ce qu'il porte à la hanche. Je me demande ce qu'en pense le réalisateur quand il croise un agent de quartier.
Mais ce discours là ne sera pas à l'affiche du ciné, le réalisateur prend en main sa propre vision du monde et lui aussi - tout comme moi donc je ne peux pas lui reprocher - tente de l'imposer : Andreas possède encore une chose à exterminer.
02:31 Publié dans Sans casier | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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