18.10.2008
Mourir pour des idées- le match
Le journaliste engagé, les Forges de Clabecq, le Secours Rouge : une discussion sur les lois anti-terroristes et la violence de l'Etat. Je me demande comment nier que les flingues sont toujours dans les mêmes mains. Même à coups de Brassens, cela ne fait pas moins que le rapport de force existe. Les armes des soldats sont dans ces chansons qui passaient dans le salon. J'étais petite et Leforestier parlait de parachutistes. Puis j'ai entendu différentes versions : des excuses ou des demandes de pardon. Toujours les mêmes au balcon, toujours les mêmes au zonzon. Une émission radio sur la terreur d'aujourd'hui : ceux qui devaient nous protéger nous surveillent, ceux qui devront nous libérer seront tous en prison. Jamais mes doigts ne se poseront sur certains outils de travail : flics, soldats, agent, infiltrés, juges, parquet. On choisit sa vocation.
Mais dans leurs journaux du mardi ou d'ailleurs c'est bien moi qu'ils fusilleront, moi ou les miens, c'est pareil : les camarades, les compagnons.
Demain ils attendront chacun une bonne tournure ou une occasion : se faire comprendre ou convaincre. Exposer les faits ou demander le calme quand on trinque. Les arguments et le verbe sur une fréquence sauvée de peu : ils suppriment nos radios, ils gazent les étudiants. La seule violence tolérée est celle des sans-papiers mourants.
J'ai beau aimer Maxime, je comprends Arkana. Je me demande seulement qui des deux sera la pause musicale de cette émission-là.
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Commentaires
personne ne doit nous libérer, on doit se libérer tout seuls, à commencer par la propagande qui nous ruine le cerveau depuis des décennies
Ecrit par : insanity jane | 28.10.2008
Bien d'accord sur le principe, mais dans la pratique : se libérer le cerveau ok, libérer la majorité (exclus, prolos, les criminalisés de tout ordre) : moi, je me sens pas capable de les libérer ;)
Il y a tellement de gens qui essayent, réfléchissent ou se battent, et qui finissent effectivement au zonzon (syndicalistes, militants) : mmhh...
quoi faire, à part le "quoi penser".
Ecrit par : evey | 28.10.2008
dire non, ne pas participer à toute cette mascarade, c'est déjà pas mal, c'est déjà agir
Ecrit par : insanity jane | 28.10.2008
maxime, maintenant, son truc ce serait plutôt "soyez sages, ne piratez pas les disques" o))))
tout le monde est libre...mais chacun s'encombre avec des gravillons dans les yeux.
jane a raison, mais ça date pas d'hier, look: "aide-toi, et le ciel t'aidera", et puis un truc pas croyable "la réelle action est non-action, le reste n'est qu'agitation"
Ecrit par : gmc | 30.10.2008
euuurk : la réelle action est la non-action jusqu'à ce qu'on soit face à des armées dans son village ou jusqu'à ce qu'on mette ton mari en taule parce qu'il est syndicaliste, ou...
Ben non : la réelle action, c'est une analyse qui la dicte, et c'est bien souvent là que les gens divergent.
Si ne rien faire avait donné des congés payés, des droits de vote aux femmes ou stoppé l'esclavage, ça se saurait.
Ecrit par : agota | 31.10.2008
mais si: ne pas participer à l'esclavage peut contribuer à stopper l'esclavage
l'esclavage, comme toutes les oppressions, ne perdure que tant qu'il y a des oppresseurs, et si l'on cesse d'opprimer ou de soutenir les oppresseurs, tout s'arrête
si les soldats cessent de tirer, rangent leur fusil et vont à la pêche, alors la guerre est finie (mais c'est pas bon pour les poiscailles)
Ecrit par : insanity jane | 31.10.2008
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