30.10.2008

Le lit

Elle parle des théories inhumaines qui font dire à certains : ce mal a donné lieu à un bien. Justine sous Chomsky, couchée, en attente. Le lit est bordé d'orange. On l'a mis pour dormir mieux : pas dans le salon ni tout en haut. On va compter, appeler Hugo, faire l'escalier. Les soirs pourraient continuer comme ça : des pages, alterner. Voir la couleur des murs quand la nuit est tombée. Je lis son horreur, ses files d'attente. Quelques mots et parfois, unh mail arrive : les sectaires quui nous rendent fous ne la trouvent "pas assez". J'ai pourtant besoin de ces gens qui sont publiés pour me rappeler que le mal est ici et qu'il est admis. Qu'il est à dénoncer et combattre, qu'il ne peut pas durer. On remonte dans nos arbres à chacune de leurs avancées : bientôt le travail du dimanche.  Je revois Daens, j'entends quelques phrases : oui, c'est vrai, au départ francophones, flamands : ils me font chier. Ce ne sont pas nos langues qui nous déterminent - pas toujours - et ce n'est pas à minuit dans la petite chambre que je peux modifier ce monde, l'améliorer.

Commentaires

Oui, ni la langue ni la nationalité ne doivent nous définir.

A Minuit, changer le monde, mais si tu vas dormir, tu modifieras ton propre monde en rêvant et tu verras le monde sous un angle franchement différent.

Ecrit par : Léopold | 30.10.2008

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