28.11.2008
Belgique et Chrétienté
Puisque ces imbéciles, entre deux remarques homophobes ou anti-avortement, s'en prennent toujours aux communistes, des gens ont décidé que youtube ne devait pas servir à diffuser la propagande réac' de Belgique et Chrétienté, et a créé une playlist pour faire remonter les vidéos avec la VRAIE version de l'histoire avant les mensonges des bénis oui oui.
C'est toujours ça de pris.
09:49 Publié dans Les gros dingues | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
22.11.2008
blanc, hétéro, mec
Bien sûr c'est un signe. Bien sûr c'est mieux.
Que ça puisse arriver.
Mais.
En regardant le Docteur Jivago, je vois Omar et je me dis : il a compris.
Et nous, heureux malgré nous de cette discrimination. Un self-made en France, un noir aux USA.
Ils ont tué Allende, Lumumba. La Chine est capitaliste de fait, et on pourra oublier Cuba.
09:30 Publié dans Les gros dingues | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
21.11.2008
Dans moins d'une semaine
Déjà le pot de Nutella, je ne l'avais pas fait : le vider à la cuillère avant les 30 ans, c'était pourtant un objectif réaliste. En plus d'avoir manqué ce rendez-vous avec les incontournables, j'en ai manqué d'autres. Hier, Morin sur France Inter. Et sa vie prend du sens, et l'action et la pensée, et son expérience dans la résistance. Un moment où l'on est entier, un moment où dans le malheur, on se réalise.
La plus belle des fleurs s'épanouit dans l'adversité... Merci Disney.
C'est vrai, cet étrange malheur partagé avec les autres, la force d'être ensemble.
Quand ils sont venus, il y avait des gens pour s'inquiéter.
Dans moins d'une semaine, pas de Nutella. Peut-être un effet Nouvel an avec de nouveaux objectifs. Peut-être un bilan.
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20.11.2008
Passez à l'energie verte
Ils disent qu'ils vont réchauffer nos foyers, ils nous encouragent à être des citoyens modèles. Ils vont chasser des sans-papiers de leur immeuble inoccupé depuis des lustres.
Le gouvernement, unanime, fait pression sur Electrabel et les spéculateurs immobiliers pour qu'un' requête permette l'expulsion des sans-papiers. Et l'energie s'en va. "Dans le calme", ils disent. "Pas de violence", ils disent.
Pas de violence ? Pas de violence ? Pas de violence ?



13:39 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : electrabel, sans-papiers, belgique
14.11.2008
TGV
Les horaires de train pour la France, ici et là, un peu de voyage. Et tout à l'heure la mer, celle d'ici. Gris bas et une autre langue. On parlera de descendance ou pas, il emmènera son travail et moi Mademoiselle Chambon. J'aimerais que ce livre soit bon pour l'offrir à ma mère. Il y a le soleil dans la fenêtre et mon jour de glande, troisième du nom.
Je devrais changer de statut et cherche un emploi.
J'aime ne rien faire et ne pas avoir plein d'argent. Pour combien de temps.
Encore 5 minutes. Encore un peu. On fera l'escalier avant.
09:40 Publié dans aucun lien | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
13.11.2008
Les taxes sur canapé
Il dit que son père lui a toujours dit : on n'est sûr que de deux choses dans la vie : on va mourir, et on paiera toujours des taxes. C'est triste. C'est vrai et c'est triste. Sur la cheminée un miroir Che. Elle dit que se battrait bien parce que depuis toute petite, elle sent que quelque chose déconne. Tu m'étonnes.
Mais quelle manif, quelle action, quel moment la verra dans la rue, je ne sais pas.
On est entre prolos : des télés dans nos salons, le Wifi qui court dans la maison. Les enfants dorment en haut.
Il m'explique la TVA, et un peu de ses PV. Elle me parle d'une amende de 800 euros. Ce que me coûterait un comptable si je pouvais.
Je lui dis : regarde les entretiens de Ramonet avec Castro. Elle me passe "un film coco" : en fait mai 68, des jeunes, un film primé à Venise.
On parle : on se promet nos engagements mais on ne laisse pas de place à l'espoir : rien ne changera ce soir.
Au bout de cette soirée il me ramène : le gros break sent la voiture neuve, j'ai l'estomac qui tourne.
Le vrai moment entre nous n'est pas ce territoire politique vaguement partagé : mais de les voir fonctionner ensemble sur une base honorable, les voir commencer leur parcours ensemble au bord de cette table.
Elle a refait sa vie on ne refera pas le monde. Il y avait des chips au paprika et du café, des histoires de double file et de prunes impayées. Il caressait gentiment son genou pendant qu'elle parlait.
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10.11.2008
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18:07 Publié dans aucun lien | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
05.11.2008
Vêtements
Dans la vitrine un manteau mer. Ni bleu, ni vert. Profond, à motifs. Certainement pas cher. Je résiste à chaque trajet, des manteaux j'en ai. Des bruns, des noirs, des bleus. Même un doré, bien qu'il soit plutôt pour l'été. Et tandis que je gratte le fond de ma poche, que je me dis Rentre chez toi, cherche des clients, travaille ! (je me fais souvent la morale, sans trop de succès), tandis que je gratte le fond de ma poche trouée, parce que tous mes manteaux sont usés, j'avance et dépasse l'homme par terre. Il a un chien et trois canettes de bière. De l'autre côté du trottoir des hommes en blouse bleue voudraient me faire souscrire : MSF, Oxfam, parfois Proximus. Le business bat son plein. Combien sont-ils payés, bic à la main. "Madame", "Mademoiselle" : ils changent mon âge selon mon aspect.
Si j'entre dans la boutique je frôle mon pauvre. Si j'en ressors vêtue de mer, les blouses bleues m'appelleront Madame.Il n'y a ni logique, ni morale. Juste un trajet devant la vitrine qui m'emballe.
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04.11.2008
Main dans la main
Ils vont pousser dans la camionnette des gens qui se battent pour leur travail. Ca sent Bolkenstein, ça sent Arcelor, ça sent les profits marqués dans les journaux. Ca sent les emplois précaires et le harcèlement, ça sent la régression. Carrefour en grève, les piquets en prison. Droit du travail du côté du patronat : qui est surpris, qui défilera, qui sera là...
09:59 Publié dans Les gros dingues | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
03.11.2008
A mi-chemin
On rediscute et il tend une perche : mais je refuse.
On en conclut que je perdrai de l'argent.
Et il s'inquiète. (mon patron est un patron en or).
Et là - bonheur de cette phrase - pouvoir le rassurer en souriant :
C'est normal : je vais travailler moins pour gagner moins.
On passe à autre chose, les chiffres tournent en rond dans ma tête, mais je n'en laisse rien paraître. Je pense au petit pas là, je pense aux escaliers, je pense à tout ce que je n'achèterai pas. Mais les jours passent et j'aime, j'aime, j'aime : cette phrase-là.
Je vais travailler moins pour gagner moins.
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