26.09.2008
Et Brisa ?
En regardant ici et là des horreurs, tomber sur Doc Gynéco sur plateau de Ruquier. Ca me rappelle Renaud qui disait que prendre parti pour une chose sans savoir expliquer pourquoi, c'était crétin. Je me suis sentie visée : je prends parti mais ne sais pas toujours bien expliquer pourquoi. Je ne sais pas pourquoi j'ai senti un relan d'anti-soviétisme au moment des assauts en Géorgie : après j'ai lu les appréciations des "pour" et des "contre" : et j'ai eu des arguments pour les choses qui n'étaient en moi que des ressentis.
L'argumentation me fatigue en règle générale. Je suis une exaspérée de l'évidence, bien que je sache que l'évidence a un nid, une attache : on ne connaît pas forcément les chemins pour y aller. Il faut parfois des guides.
Mais donc : l'argumentation, des débats, ce sont des outils. Une chose peut devenir son contraire selon l'argumentation choisie. Pourtant je crois en une vérité sur quelques phénomènes : une vérité absolue, pas un point de vue.
Bref, Doc Gynéco. Renaud. Et je repense musique alors qu'elle passe, ici, ce soir. Je viens de laisser un mot chez Léopold. Je vais aller rejoindre mon homme et mon chat. J'entendais tout à l'heure Balavoine dire que le désespoir est mobilisateur, et que les jeunes risquent de refaire des conneries, comme les BR.
Je ne sais pas si les BR c'était des conneries, je sais juste qu'ils pensaient davantage à moi que ceux qui prétendent me protéger.
Et la musique passe : je ne peux pas encore ré-écouter Bashung, parce que trop de larmes.
Et Brisa Roché ?
Whistle.
00:51 Publié dans aucun lien | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : brisa roché, musique, top 5
25.09.2008
Selma
Il me dit que ça date sûrement de l'Occupation. Que c'était dans le ton de publier les auteurs nordiques, même si.
Et de fait : même si.
Je ne vois pas quoi dans Gosta qui puisse soutenir un aigle nazillon, je ne vois que les images et les belles intentions.
Comme ce vieil homme heureux d'avoir accompli son oeuvre, un livre dans lequel il explique que toutes les religions sont des embuscades, des chimères. Qu'aucun Dieu ne compte, que seul le travail triomphe. Il est si fier, certain d'éclairer ses contemporains, persuadé qu'il libèrera son peuple avec cette vérité que le travail de l'homme, et par lui : l'Homme, sont les seules choses fiables sur lesquelles s'appuyer sur Terre.
Il donne l'argument, il explique ce qu'il vient de réaliser, son importance. Il ne pense pas à la postérité mais simplement à éradiquer toutes les croyances.
La jeune-fille à qui il parle lui répond que c'est l'Amour qui surpasse le reste, que si Eros était une illusion, elle n'aurait plus qu'à mourir.
Il décide donc que son oeuvre ne devra paraître que 100 ans plus tard. Non pas pour se protéger de la gloire ou parce que soudain il doute, mais pour protéger cette jeune femme qu'il aime d'un amour paternel, lui donner de vieillir et mourir sans avoir jamais eu à se confronter à cette vérité qu'il démontre.
Alors ils ont effectivement publié ce livre pendant l'occupation, et presque tous les jours, j'en ai des images à un tel point que je raconte en commençant par J'ai vu un film...
Puis non, c'est un livre. C'est ce livre qui me promène dans les histoires de Cavaliers, de vendeuse de balais, de forge...
Mais non, ce n'est pas un livre de l'Occupation. C'est un livre de Selma Lagerlöf.
09:00 Publié dans aucun lien | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Cherchez l'erreur
Le top 5 de celles qui me remplissent d'amour, qui poussent mon corps en avant... Premières recherches :
- Life is life, de Opus
- Make me smile, de Steven Harley
- Bittersweet symphony, de The Verve
- Airport, de Motors
- Blue Monday, de Erasure
- Small town boy, de Bronski Beat
01:53 Publié dans aucun lien | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note