22.09.2008

Trop fille, tonton

Les comptes : les factures. Rien depuis des mois. Entrant sortant même combat. Mon ami Lucien, qui se recueille à l'Eglise mais on s'aime quand même vraiment, me disait : C'est important, tu sais, de gérer son argent. Il a choisi un quartier pour y avoir une action, une utilité. Il a fabriqué, écrit, expliqué. Il est riche de ce qu'il est. Il est mon père, mon cousin, mon oncle.
Je l'appelle Tonton. Et je suis toujours en retard quand j'ai rendez-vous avec lui, et je remets mes promesses trois mois après l'échéance.
Mais là, les factures, le contrôle : affronter le vide et la paperasse...
Soulagement quand c'est fait. Pensée pour Lucien.
Une idée claire de ce que je pourrai faire pour améliorer le score.
Mais trop fille. Et l'appel des pulls.
Mon amoureux dit : Allons nous noyer dans le plaisir de la consommation.
Je pense à Tonton.

21.09.2008

Left blogs Vs Faschos Blogs

Bon, donc : ça y est, l'expression Left Blogs, je l'avais enfin découverte. Et on s'était même dit que pourvu que Right Blogs ne soit pas en route : ben évidemment ils sont là. Euuurk : et leur choix de vocabulaire : dès qu'on s'en prend à leur pape adoré, c'est qu'on relaye la propagande, gnagnagna.

Genre tu es pour le droit à l'avortement, ou bien tu es anarchiste : tu es forcément le dernier des connards.

Grrr. J'aimerais bien aller noyer ces crétins de commentaires, pour que les malheureux qui tombent sur leur blog ne pensent pas qu'ils ont le feu vert pour répandre leurs propos homophobes, racistes, rexistes, que les pauvres internautes n'y voient pas une impunité, ou une légitimité.

Tous les points de vues ne se valent pas : si c'était le cas, ça voudrait dire que ces gens ont raison, et c'est intolérable.

20.09.2008

Cow-boys

Je crois que je ne suis jamais tant émue par les gens que quand je suis émue par les Carolos. Cet après-midi, fin de journée, bientôt le train de retour. Et j'emprunte le passage piétonnier : une fête à thème, tous les commerçants en cow-boys.

Je vois les enfants s'amuser sur un gros nounours qui fait rodéo, des chevaux et des attelages sont mis çà et là, et les terrasses sont pleines : barbecue, stetson et bandanas : notre vision du far-west le temps d'un événement en ville. Rien d'extraordinaire, mais la bonhomie carolo est si tendre que ce simple jeu prend, et tout le monde s'y met. Les gens de là-bas, ils sont pas friqués. Ils ont un peu des goûts de chiotte aussi. Ca donne en gros les mêmes femmes vulgaires mais dans des vêtements aux matières moins nobles qu'à l'avenue Louise (jumelée depuis cette semaine avec un quartier riche de Paris)

J'entendais sur France Inter, hier, une émission sur les Français (pas n'importe lesquels) qui s'installent en Belgique. Ils parlaient du Cercle Lorraine, ou du Club Lorraine (zut, j'ai oublié). Et aujourd'hui dans le journal qui prend le train avec moi pour aller à Charleroi : Picqué avec Bernadette Chirac.

Mais donc, je quitte le bureau et traverse les rues de ma ville natale, que j'aime comme on aime les défauts de ses proches. Je souris tout du long, chevaux, stands, jeux, enfants : c'est proche, c'est simple. C'est vivant et les gens s'excusent quand ils vous bousculent. Ils sourient aussi, tous complices de jouer aux cow-boys, tous heureux de ce peu de vie et de confort aujourd'hui, au Pays noir. On ne joue pas les indiens, on ne joue pas les minorités. On ne joue pas ce qu'on est.