18.10.2008

Alanis's humps

On se demande si mettre une jupe est un signe de domination des hommes ou des femmes. On ne remet pas en question les livres qui ont traversé les siècles : qui a pensé qu'ils devaient monter sur nos étagères ? Même chose de la peinture et de nos idées, même chose de ce qui se passe dans nos rues et dans nos musiques : qui a créé le rap, qui l'a récupéré ? Qui a vu Alanis doucement se révolter.
Il m'arrive souvent d'enfiler des choses, puis de les retirer. Trop fille, trop femme, pas facile de savoir. Quels regards et quelles remarques traîneront sur l'autre trottoir. Mais quand je vois Brautigan, puis je traîne Butor, je me demande quel fan me dira que j'ai tort. L'intolérance qu'on a pour les goûts d'autrui, les enjeux dans les choix comme des choix de vie. Chaque page de l'un, chaque jupe repliée, chaque chanson qui cache nos chaînes, qui les dévoile ou les brise. Tout est contenu dans ces centaines de censures et de voix baillonées. La culture n'est jamais que le fruit de ce que les autres nous ont laissé.

15.10.2008

Chats

Et pendant qu'on attend de savoir si le petit frère de Edvige passera en Belgique, Léopold passe ça.

Et franchement ce soir : je préfère effectivement entendre les chats.

La renommée

J'ai pris de l'air, j'ai pris en main. Et j'ai eu peur de l'encombrement de demain. Il fallait des gens ici, d'autres là. Lui il dort en bas et je terminerai Justine, mais ce soir, j'ai peur que chaque jour amène plus. Prendre les manettes, prendre le train. J'ai pris en main. Ils vont enregistrer, discuter de tout et de rien. Puis on parle du film. Il habite là où Andreas Baader a dormi. C'est effrayant, fascinant. La RAF. L'agence de mannequins révolutionnaires. Andreas Baader : bel homme, vilain cadavre. La seule image qui me reste en tête est celle de ce dernier carnage. Alors ils ont fait  un film ? Oui. Et ils précisent que peu importe ce qui a poussé ces gens à prendre les armes : ce qui compte c'est de les avoir pris et c'est impardonnable.

Je regarde l'agent qui traverse la rue. Je vois ce qu'il porte à la hanche. Je me demande ce qu'en pense le réalisateur quand il croise un agent de quartier.
Mais ce discours là ne sera pas à l'affiche du ciné, le réalisateur prend en main sa propre vision du monde et lui aussi - tout comme moi donc je ne peux pas lui reprocher -  tente de l'imposer : Andreas possède encore une chose à exterminer.