17.08.2008
La porte de l'administration
Il a retiré le morceau de tissu, il en a mis un autre à sa place. Enfin, "il"... J'imagine que c'est un de ses subalternes, un petite contrat de la commune, un sous-payé parmi tant d'autres. Quelqu'un qui l'a vu arriver comme il a vu arriver tous ses prédécesseurs. Juste que là, le fonctionnaire a exécuté les ordres de celui qui a le pouvoir : donc, ON a retiré le morceau de tissu. On a jugé qu'on n'a plus à croire en la Belgique, qu'on peut retirer le drapeau, le remplacer par un autre, celui avec le lion dessus. On est payé par ce qu'on renie, on se manifeste (après un sondage ?) pour représenter ses administrés ou ses convictions profondes. On partira en vacances avec le beau salaire, et on tombera dans les bras de ceux qui sont d'accord : pas un pays, mais deux réalités. Reste toujours dans la tête que les gens s'en foutent de diviser le pays en deux : il l'a toujours été : les riches dun côté, les pauvres de l'autre. Au début du 20è siècle, les francophones crachaient sur les pauvres de l'Ouest du pays. Maintenant on inverse la tendance. Quand je pense que lors d'une manif pour les Palestiniens, un flic est venu nous rappeler que brûler un drapeau c'est illégal. Mettre un drapeau au placard, par contre, ça va. Ils m'emmerdent. Ils veulent mettre en taule ou dans des charters l'humanité qui ne les servira pas, et la suite logique est de protéger leurs intérêts sur leurs façades. Ils ont le mandat, ils ont les journaux. Ils ont la légalité. Pas la légitimité. Mais ça ne donne à personne l'envie de leur faire goûter aux visites au parloir ou aux vols de nuit à Zaventem.
13:32 Publié dans Les gros dingues | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : belgique, état, politique, terrioristes, pauvres