06.08.2008

Claude le glauque

Il a sa petite affaire : elle tourne. Tant bien que mal, mais elle tourne. Il a sa petite affaire : ce sont des infos, des articles de fond. Il est payé par l'Etat. Pas en dessous de table, ni en putes ni en alcool (?), il n'est pas salarié. Mais il remplit les formulaires et il est subsidié. Il mange dans la main de cet Etat de droit, il le griffe un peu des fois. Mais l'"ennemi" des pouvoirs subsidiants, il l'attaque directement. Avec quel argument ? Il dit "On ne donne pas de tribune" il prend son journal pour le dire. Il dit "C'est une honte" il ne dit pas la réalité. Il dit "Ces gens refusent de me répondre" il ne connaît pas le déroulement de la conversation. Et ça ne l'intéresse pas de poser la question.
Non, Claude, il ne t'a pas répondu : tout simplement parce que c'étaient les modérateurs du Tchat qui choisissaient les interventions. Alors désolé, Claude, la tienne : on ne lui a pas montrée (elle devait pourtant être si intéressante).

Monsieur le chef du journal voulait cracher sur un homme cette semaine. Il a prétendu qu'au nom de la démocratie on ne devait pas laisser parler des gens qui expliquent un courant de pensée qui a des siècles de réflexion et d'analyse derrière lui.
Monsieur le chef du journal voulait cracher sur un homme cette semaine. Il a dit qu'au nom de la justice, on devait nier les libérations décidées par leurs représentants.
Il voulait cracher alors il a craché.
On m'a dit aujourd'hui : La liberté de la presse, c'est bien pour ceux qui la possèdent.

Claude le sait, il a sa petite affaire à lui. Elle tourne. Mais on ne sait pas pour qui.